Croûte et mie …

On partage plus aisément ses repas que ses goûts. En effet, selon que vous  partagez votre repas avec un copain ou un ami les choses sont différentes parce qu’elles ne sont pas .pareilles.

 

Tous les mercredis , la minute filozaufique.

 

Le copain, l’ami, la croûte et la mie 

Avec un copain, comme son nom l’indique, vous partagez le pain tandis qu’avec l’ami la relation est plus intime et vous  partagez ce  qui se trouve au coeur du pain c’est à dire que vous partagez plus précisément avec l’ami, la mie.

Le copain a droit à la fois à la mie et à  la croûte. Que la croûte soit trop cuite et la mie pas assez, ce n’est pas un problème. Le copain est une relation de passage ce qui n’autorise pas ledit copain à juger de la qualité du produit mais seulement d’apprécier le geste qui lui est consenti en lui permettant de partager le pain qui, au demeurant, vous appartient. N’oubliez jamais que c’est au pied du croûton qu’on voit le copain ce qui vous permettra de décider si, un jour prochain, vous lui demanderez de commenter la qualité de la mie avant d’en faire l’ami nouveau possible.

L’ami, c’est autre chose. Votre relation est réputée durable, empreinte de tolérance réciproque et votre devoir est de lui proposer du pain cuit à point. Or, à quoi reconnait-on un excellent pain ? A la qualité de la mie moelleuse et lègère, la croûte n’étant que l’enveloppe qui se doit, néanmoins, d’être dorée et croustillante.

Vous comprenez maintenant toute la différence sémantique, philosophique et existentielle entre le copain et l’ami comme celle entre la mie et la croûte. Ce qui fera le pain-à-mie digne de l’ami.

 

A mercredi prochain …. nous parlerons des vespasiennes .

acl 28/11/2017

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