Minute, papillon !

Pyrale du Buis, un ravageur !

La Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) , originaire d’Asie (Chine, Japon, Corée, Inde et Extrême-Orient russe.) est un papillon nocturne, attiré par la lumière, qu’on peut voir tournoyer autour de réverbères, mais qu’on ne voit moins voler de jour. La chenille de ce papillon ne semble consommer que des feuilles de buis et c’est peu dire !

Il s’agit d’une espèce envahissante, qui figure depuis 2008 sur la liste d’alerte de l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes. Son introduction accidentelle en France a été repérée en 2008 mais le nombre d’individus laisse penser qu’elle date de 2005 au moins. L’espèce aurait été introduite accidentellement dans le pays via des végétaux importés d’Asie

Depuis, cette espèce est régulièrement signalée un peu partout en France et, au cours de cet été 2017, le Pays Viganais a connu une invasion et de nombreux jardins ont été ravagés par l’insecte.

 

Sphinx tête de mort

C’est un papillon au corps massif fusiforme, aux antennes plumeuses et aux ailes repliées à plat en « toit » sur l’abdomen selon un angle caractéristique. L’adulte présente une marque caractéristique rappelant la forme d’une tête de mort sur la partie dorsale du thorax densément couvert de poils, alors que les segments de son abdomen, tout aussi poilus, sont noirs et jaunes à la manière d’un gros frelon. C’est un papillon migrateur sur de longues distances.

C’est le lépidoptère européen le plus lourd (1,5 g pour une femelle adulte de 6 cm d’envergure) et le plus grand que l’on puisse rencontrer en Europe après le Grand Paon de nuit. Son corps mesure environ 6 cm pour une envergure moyenne de 13 cm.

Ce papillon est capable de produire un cri provenant du pharynx. Lorsqu’il est dérangé, excité ou stressé il produit un son, couinement, ou grincement grâce à une petite lame située à l’entrée du pharynx de l’adulte et de la chenille. Cette lame vibre lorsque, saisi, l’animal expulse violemment de l’air. Le cri produit ressemble à un couinement de souris et peut être audible jusqu’à une quarantaine de mètres.

Le sphinx tête de mort est extrêmement friand de miel. Il détecte les ruches et pénètre à l’intérieur par le trou d’envol. Bien protégé par son pelage et ses écailles, insensible au venin, il est capable, en faisant vrombir ses ailes, de se débarrasser des abeilles qui défendent leur ruche. N’étant que peu inquiété par elles, d’aucuns supposent que le Sphinx tête de mort dispose d’une immunité olfactive vis-à-vis des abeilles. Ayant atteint les rayons de miel, il perce sans difficulté les opercules des alvéoles pleines à l’aide de sa trompe courte et solide. Cependant, gorgé de miel, il lui arrive parfois d’être incapable de ressortir de la ruche et de finir étouffé par une grappe compacte d’abeilles. Le cadavre est alors recouvert de propolis pour éviter la décomposition.
Il butine aussi certaines fleurs, comme les fleurs de jasmin.

Celui-ci a été trouvé mort devant une ruche du Pays Viganais, certainement tué par les abeilles auxquelles il voulait dérober du miel…

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