L’électricité encore plus chère début 2022 ?

Les prix de l’énergie ont explosé ces derniers mois. Les tarifs réglementés de vente de gaz d’Engie ont augmenté de 8,7 % le 1er septembre 2021. Et les factures énergétiques des ménages devraient continuer de s’alourdir l’année prochaine, sauf si le gouvernement en décide autrement.

Prix de l’électricité : une flambée de 10 % début 2022

Les derniers calculs de l’UFC-Que Choisir, association des consommateurs, laissent présager une augmentation des prix de l’électricité pouvant atteindre 10 % début 2022. Une nouvelle qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur les factures des foyers.

Chaque année, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) soumet aux pouvoirs publics sa révision des tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE). EDF est le seul fournisseur concerné par cette fluctuation de prix. En revanche, les offres de marché proposées par les concurrents se basent en grande partie sur les tarifs réglementés. Ainsi, les ménages abonnés au tarif bleu d’EDF et ceux qui ont souscrit à des offres de marché seront impactés par la hausse des prix de l’électricité.

Quelles sont les raisons de cette hausse des prix de l’électricité ?

La hausse des prix de l’électricité serait liée à celle des prix sur les marchés de gros. « En faisant l’hypothèse que d’ici à la fin de l’année ces prix s’établiront en moyenne à 100 €/MWh (7), l’UFC-Que Choisir estime que la hausse du TRVE au début de l’année 2022 atteindra 11,3 % HT (8), soit près de 10 % TTC », a indiqué l’association des consommateurs dans un communiqué. Le prix du mégawattheure a récemment battu un record historique, établi en 2008.

D’après l’UFC-Que Choisir, cela entraînera une hausse moyenne de 150 euros par an pour un foyer qui utilise l’électricité pour le chauffage. Reste à savoir si le gouvernement suivra les recommandations de la Commission de régulation de l’énergie.

Comment réduire sa facture d’électricité ?

Depuis 2007, les tarifs de l’électricité ont augmenté de plus de 50 %. Un foyer de quatre personnes utilisant l’électricité pour se chauffer doit aujourd’hui débourser 1 600 euros par an, contre 1 000 euros en 2007.

Pour freiner cette flambée, l’UFC-Que Choisir demande au gouvernement d’augmenter le plafond de l’ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui correspond au volume d’énergie que les fournisseurs alternatifs peuvent acheter auprès d’EDF. En le faisant passer de 100 à 150 TWh, l’augmentation des prix de l’électricité se limiterait à 1,5 %.

L’autre réclamation porte sur les taxes et contributions pesant sur l’énergie, dont la contribution tarifaire d’acheminement (CTA), la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE), la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE) et la TVA. Ces taxes représentent un tiers de la facture d’électricité. En baissant leur montant, les pouvoirs publics pourraient donc alléger la facture des consommateurs. En outre, une disparition de la TVA sur les taxes énergétiques permettrait de réduire les factures de gaz, de fioul et de carburants, selon l’UFC-Que Choisir.

Conscient de la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement a accordé aux 5,8 millions de ménages bénéficiant du chèque énergie un bonus de 100 euros. Un coup de pouce qui ne compensera pas intégralement une augmentation de 10 % des prix.