A six mois du scrutin, crédibilité des sondages ?

A six mois de l’élection présidentielle, l’expérience montre qu’il faut regarder avec prudence ces enquêtes. Tout d’abord parce que l’offre politique est loin d’être arrêtée et tous les candidats connus.

En octobre 2001, Jean-Pierre Chevènement, crédité de 12% d’intentions de vote dans les sondages,  termina à 5,3%. En octobre 1994, les deux vedettes des sondages étaient Jacques Delors et Edouard Balladur (29 et 28%), très loin devant le troisième homme Jacques Chirac (14%) … qui fut  finalement  élu devant Lionel Jospin !

 
Un sondage  publié le 21 octobre 2016 plaçait même Alain Juppé largement en tête des intentions de vote au premier tour (33%) devant Marine Le Pen (26%). Emmanuel Macron n’était que quatrième (11%), derrière Jean-Luc Mélenchon (12%). Dans ces deux enquêtes, le leader de La France insoumise ne recueillait qu’entre 12 et 13,5% des voix, alors que son score fut de 19,58%  le 23 avril 2017 au soir du premier tour tandis que le score de Marine Le Pen fut de 21,3% et celui de Emmanuel Macron 24,01%. 
Alors quel crédit accorder à l’avalanche de sondages qui assurent seulement aux médias de remplir des pages de la presse écrite et des heures de présence sur les radios et télés d’info notemment ?  Les commentateurs se bousculent pour livrer aux lecteurs, auditeurs et téléspetateurs le fruit de leur certitude incertaine.
Ilss ont pressés, le plus souvent, d’étaler leur supposée maîtrise en tant qu’analystes, pronostiqueurs et stratèges ,espérant y gagner quelque renommée ou célébrité. Et puis, ils ne prennent pas de risques puiqu’ils commentent chaque sondage en rappelant qu’il ne s’agit que d’une image de la situation à l’instant T !
Le plus important dans cette affairere , c’est « l’instant T « . qui change tout le temps !
Sondage du 16 octobre