Troisième dose du vaccin anti-Covid : pour qui, quand et pourquoi ?

L’Agence européenne du médicament a validé ce lundi 4 octobre l’injection d’une troisième dose pour l’ensemble des personnes de plus de 18 ans, tout en laissant aux autorités nationales le soin de décider de la nécessité ou non de mettre en place des campagnes de rappel. La France avait déjà pris des dispositions.

Alors que le régulateur européen a approuvé ce lundi 4 octobre l’administration d’une troisième dose du vaccin Pfizer/BioNTech pour les plus de 18 ans, pour éviter une trop forte diminution de l’immunité, on fait le point sur où en est la France, quant au rappel du vaccin.

Même si jusqu’ici, faute d’avis de l’AEM, l’indication de l’administration d’une dose de rappel ne figurait pas dans les autorisations de mise sur le marché accordées aux vaccins en Europe, plusieurs pays européens – dont la France – ont déjà lancé des campagnes nationales de rappel vaccinal, avec des modalités variables d’un pays à l’autre.

  • les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Éhpad) et des unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • les personnes de 65 ans et plus vivant à domicile (avec une priorité pour les personnes de plus de 80 ans) ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave ;
  • les personnes présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19 ;
  • les personnes sévèrement immunodéprimées (qui ont déjà reçu trois doses et en recevront une quatrième indique la HAS).

Quand recevoir son rappel ? 

Actuellement, en France, on préconise de se faire administrer une dose de rappel après un délai des six mois après la deuxième dose. Dans son avis publié lundi, l’AEM préconise elle de recevoir une troisième dose de vaccin ARNm au moins 28 jours après l’injection de la deuxième dose du schéma vaccinal initial, pour les personnes immunodéprimées.

Pourquoi une troisième dose ?

Au vu des données disponibles à l’heure actuelle, le comité des médicaments à usage humain (CMUH) de l’AEM a estimé que l’administration d’un rappel du vaccin de Pfizer et BioNTech six mois après la fin du schéma vaccinal initial permettait d’augmenter la réponse immunitaire, qui diminue avec le temps.

Le régulateur européen ne s’est cependant pas encore prononcé sur la pertinence éventuelle d’un rappel avec le vaccin Spikevax de Moderna et poursuit l’analyse des données disponibles à ce sujet.

Selon les données diffusées jeudi dernier par le centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC), 61 % de la population totale de l’UE est intégralement vaccinée contre le Covid-19, soit une couverture vaccinale insuffisante pour écarter le risque d’une nouvelle flambée des cas de contaminations ou des hospitalisations et des décès au cours des six prochaines semaines.