Vaille que vaille

Comme tous les mercredis, voici une invitation à peser le pour du contre et le contre du pour, encore qu’on ait le choix entre le pour du contre et le contre du pour.

Tous les mercredis , la minute filozaufique.

“Paris vaut bien une messe”

Converti à Saint-Denis le 25 juillet 1593, Henri IV changea ainsi officiellement de chapelle. Le 27 février 1594, il fut sacré roi de France en bonne et due forme à Chartres.

C’est à l’occasion de  cette nouvelle orientation, que d’aucuns prétendent plus politique que spirituelle, qu’il aurait déclaré “Paris vaut bien une messe” voulant dire qu’un sacrifice était nécessaire pour obtenir ce qu’il voulait. Encore faut-il considérer que c’est une tradition orale dont on trouve la première trace écrite en 1622.

Bon d’accord, mais quel intérêt présente le rappel cette anecdote, pour historique qu’elle soit … ou pas, pour les Viganaises et Viganaises ?

C’est un compagnon caféïné qui posa la question, alors que ce qui précède était évoqué un de ces récents matins d’automme propices aux spéculations autour du café qu’on sert en un lieu prévu pour cela. Le ci-devant citoyen sidéra l’auditoire des cinq présents, subjugués par tant d’à-propos, quand il déclara avec le ton sentencieux qui s’imposait :

“Si Paris vaut bien une messe, que vaut Le Vigan ?”

Qu’a fait la tablée des caféïnés ? Un silence …  un de ces silences  qui disent haut et fort le bruit des corps qui se tassent sous le poids d’un problème métaphysique impromptu et néanmoins inattendu.

L’assemblée décréta qu’il convenait que chacun consacre quelques soirées studieuses à la recherche d’une réponse et que, le 31 de ce mois, un colloque rédigera un document de cinq thèses fortes de ce qu’à fait chacun. Une affaire à suivre.

A mercredi prochain …

 acl nov 2017

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