Une affaire de « braises » qui sent le chaud …

Hier, ce lundi 15 février 2021,  le Midi Libre (édition Nîmes) a fait paraître une double page concernant le SDIS gardois et, entre autres, un article concernant plus précisément Le Vigan.

Il faut bien reconnaître que le contentieux existant entre le SDIS et Le Vigan perdure depuis des années à coup de procès à répétition. Le retrait de l’ancien maire (élections mars 2020) et l’arrivée de la nouvelle mairesse n’a rien changé à la situation si ce n’est une aggravation du conflitet et une certaine radicalisatione depuis fin 2020.

Certains n’hésitent pas à prédire un surcoût au final qui sera à r&gler … par les Viganaises et Viganais …

N »entrons pas dans la polémique et il est question seulement de saisir ici l’opportunité de donner des informations complémentaires sur l’historique de cette « affaire ». Ce sera pour jeudi ( ou vendredi).

« Aimer les pompiers » oui ! … mais quid de l’adage  « Qui aime bien, chatie bien » dit l’humoriste !

A bientôt

« La situation de crise perdure au Vigan

La Ville. en conflit avec le Sdis depuis 2015 concernant le montant de la contribution communale, a décidé d’ester en justice.

Cela va faire bientôt six ans que le feu couve entre la mairie du Vigan et les responsables du Sdis. Six ans que la commune des contreforts cévenols crie haut et fort que les modalités de calcul appliquées par le Sdis. concernant les contributions liées à son financement aboutissent faire peser sur elle « une charge financière par habitant plus de quatre fois supérieure > à celle incombant à d’autres communes du département disposant d’une population et de bases fiscales similaires. Résultat depuis 2016, la commune – à l’époque dirigée par le maire Éric Doulcier – a décidé de ne plus verser sa contribution annuelle d’environ 235 000 € et d’attaquer le Sdis en justice. « Nous ne sommes pas d’accord avec le montant demandé, et non avec le principe. précise

Jules Chamoux le jeune adjoint aux finances de la Ville élu en mars dernier. Car nous aimons nos pompiers, et ils ont tout notre soutien. »

En attendant. le 20 juillet la cour administrative d’appel de Marseille a donné raison à la Ville concernant sa demande d’annulation de la décision de mars 2015 fixant le montant de la contribution communale au budget du Sdis.

Seulement. si la cour d’appel annule cette décision au principe d’égalité devant les charges publiques, elle ne dit en rien si la commune doit payer ou non une contribution. Cu tout au moins, si désormais un nouveau mode de calcul doit être mis en place. Car si après six ans d’instruction, la justice a fini par rendre une décision. celle-d ne concerne que l’année 2016. Autrement dit reste maintenant à instruire les procédures relatives à l’année 2017 et suivantes jusqu’en 2021. Pour l’instant ! C’est c une affaire compliquée x admet la Ville qui pour l’heure « veut laisser faire la justice >.

Pour ce qui est du financement elle précise que chaque année elle provisionne la ligne budgétaire consacrée au Sdis. Mais au lieu de verser cette somme – qui au cumul doit avoisiner aujourd’hui 1,2 M€ – dans les caisses du Service incendie et secours du Gard. elle la transmet directement au Trésor public qui la garde au chaud en attendant le dénouement de cette crise qui pour l’instant perdure et inquiète.

Sud monte aux créneaux

De son côté, le syndicat Sud est vent debout contre Sylvie Arnal, la maire du Vigan. « Elle s’est engagée devant témoins à restituer les contributions que la commune doit au Sdis. Mais elle est revenue sur sa parole s. dénonce Nicolas Nadal, secrétaire départemental de Sud Gard. « En attendant, le Sdis est obligé d’emprunter pour pouvoir boucler son budget Et en retour il n’ergage pas les travaux nécessaires de rénovation dans la caserne, l’une des plus vétustes du département avec celle de Roquemaure.

Excédé face à cette situation de blocage, le secrétaire départemental de l’organisation majoritaire chez les pompiers du Gard. menace de c délocaliser la caserne du Vigan ». c Des communes de l’intercommunalitè nous ont fait savoir qu’elles sont prêtes à nous accueillir. On ne peut pas dire que l’on adore les pompiers, et en même temps refuser de les financer >, conclut Nicolas Nadal qui craint que « d’autres maires ne s’engouffrent dans la brèche. « 

 

6 Commentaires

  1. En 2014, l’Académie française stipulait dans une note de sa rubrique « emplois fautifs » qu’on ne pouvait pas dire « madame la maire », expliquant alors que « maire est un nom masculin, que la personne qui exerce cette fonction soit un homme ou une femme ».

    Mais depuis, l’institution a adouci sa position et admet désormais l’emploi de « madame la maire », sans oublier la forme traditionnelle au masculin. Madame le maire est la forme traditionnelle qu’il n’y a aucune raison de proscrire si c’est le souhait des intéressées.
    Quant à l’emploi de « mairesse », l’Académie française ne le recommande pas au motif que le terme est désuet. Pour rappel, à l’origine « mairesse » désigne l’épouse d’un maire. Le Larousse en ligne propose pourtant une seconde définition : « Femme exerçant les fonctions de maire. »

  2. Même au Vigan on peut préférer écrire et dire « LA nouvelle Maire » plutôt que « la nouvelle mairesse » (2e paragraphe de l’article), souvent utilisé et ressenti péjorativement.
    Surtout que « la mairesse » est devenu « la Maire » un peu plus loin …

    • On peut bien dévier l’attention sur des jeux de mots mais si « la Mairesse » appelée ainsi conformément à votre souhait ainsi exaucé daignait présenter une preuve de la présence matérielle de cette (ces) provisions financières ça lèverait le doute qui plane actuellement

      • Eh bien non ! Vous avez mal lu et mal compris mon souhait qui va plutôt dans l’appellation « la maire ». Comme il va dans celles de « docteure », « ingénieure », « professeure » etc.
        Pour le reste, mon intention n’est pas de pratiquer de jeu de mots qui pourrait dévier l’attention. Et puis j’ai aussi un scoop: le doute fait partie du propre de l’homme (de la femme aussi), tant qu’il ne sert pas des visées complotistes.

        • Le rire aussi est le propre de l’homme et vous contribuez pour beaucoup à mon humanité car aujourd’ hui la Maire ou La Mairesse c’est une pécadille en regard de ce qui se passe dans le monde. Mais attirer le regard sur ce détail ne me fait pas oublier de revenir à l’essentiel puisse donc Madame la Maire nous fournir la preuve que cette provision a une existence physique.

  3. « Pour ce qui est du financement elle précise que chaque année elle provisionne la ligne budgétaire consacrée au Sdis »mais personne peut dire si cette provision est physique et a une existence ou si elle s’en tient a être une écriture comptable.C est très ambigu.

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