Nouvelle présidence au Conseil Départemental du Gard

Françoise Laurent-Perrigot devient la première femme présidente du conseil départemental

L’élection racontée par Objectif Gard

Après la démission du président Bouad, élu au Sénat, les 46 élus départementaux procèdent à l’élection d’un nouvel exécutif. 

8h30 : Conférence de presse des élus de la Droite et du Centre. Ce matin, quelques minutes avant l’élection du conseil départemental, les élus de la Droite et du Centre ainsi que l’état-major de leurs partis ont tenu une conférence de presse. « Nous présenterons, dans la transparence la plus totale, une démarche d’union de la Droite et du Centre. Il y aura une double candidature », a annoncé Thierry Procida, président du groupe centriste et indépendants. Cette double candidature sera incarnée par le républicain nîmois, Richard Tibérino et l’élue centriste du canton de Marguerittes, Joelle Murré

9h : les 46 élus du département se retrouvent à l’auditorium Simone-Veil. Président par intérim, le socialiste Alexandre Pissas a mis un terme au suspense autour de son vote. L’élu du canton de Bagnols/cèze a annoncé qu’il voterait pour la candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot : « C’est mon amie. Si elle est élue, elle sera la première femme élue présidente du conseil départemental du Gard. Le département du Gard depuis 150 ans n’a jamais eu à sa tête une femme. L’heure des femmes est enfin venue. »

9h30 : Laurent Burgoa, demande à Alexandre Pissas de démissionner ! Le président du Bon sens républicain s’est rappelé au bon souvenir de l’élu socialiste du canton de Bagnols : « Alexandre, tu as dit qu’en 2015 il n’y avait eu aucune rencontre. Je m’inscris en faux ! Je me rappelle, le lundi après le second tour, nous nous sommes vus à 6h30 du matin, pas loin du Pont du Gard. Tu voulais notre soutien pour présider le Département ! Tu nous as sollicités ! Tu devrais démissionner de cette institution au lieu d’aller à chaque fois à la gamelle ! » 

9h40 : L’élu RN Nicolas Meizonnet à la Droite : « Acceptez nos voix ! » Avant l’organisation du premier tour, le président du groupe Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, prend la parole : « Nous avons la possibilité d’en finir avec ce pouvoir de Gauche destructeur. Nous apporterons nos voix à monsieur Tibérino. Ce que vous faites ce matin, en présentant deux candidats, c’est assurer la réélection de la Gauche de façon certaine ! N’ayez pas peur de regarder la réalité en face. Vos électeurs, qui sont un peu nos électeurs, ne comprendraient pas un choix différent… Acceptez nos voix ! » 

9h51 : le premier tour a commencé…. Trois candidats sont en lice : l’élu Les Républicains Richard Tibérino, la centriste Joelle Murré et la vice-présidente socialiste, Françoise Laurent-Perrigot.

10h15 : Au premier tour, la Gauche en tête. La candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot se place en première position du premier tour avec 22 voix contre 16 pour le candidat Les Républicains Richard Tibérino. Rappelons que ce dernier est soutenu par les trois élus Rassemblement national. Enfin, la candidate centriste Joëlle Murré a recueilli 7 suffrages.

On notera donc que la Gauche a fait son plein de voix, tout comme le Centre. Reste à savoir qui, à Droite, a voté blanc ? Le conseil départemental du Gard se composant de 46 élus, il faut donc 24 voix à un candidat pour être élu à la majorité absolue au premier et au deuxième tour. Le troisième tour, quant à lui, peut se jouer à la majorité relative.

10h41 : Les candidats de la Droite et du Centre retirent leur candidature. Après une suspension de séance, la candidate du Centre, Joëlle Murré, et celui de la Droite, Richard Tibérino, ont retiré leur candidature. « Notre union ne permet pas de porter un candidat », a-t-elle indiqué. Richard Tibérino, quant à lui, a indiqué : « Malgré un climat délétère pendant la campagne des Sénatoriales, la Gauche fait le plein de ses voix. Le Rassemblement national est à l’opposé de ce que m’ont inculqué mes parents, surtout en cette période de deuil qui me touche (Richard Tiberino vient de perdre son père, NDLR). Je retire donc ma candidature. »

10h50 : Le deuxième tour s’achève… Sans surprise, la candidate de Gauche, Françoise Laurent-Perrigot arrive en tête avec 22 voix sur les 45 votants. L’élu départemental Les Républicains du canton de Villeneuve a quitté la séance. À noter que l’élection a compté 7 votes blancs et 16 enveloppes vides. À l’issue de ce vote, le président du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, s’est déclaré candidat au troisième tour.

11h : L’ex-président du Département salue la position de la Droite et du Centre. Élu au Sénat le 27 septembre, l’élu socialiste du canton de Blauzac ne pouvait pas conserver la présidence du Département. Lui et les autres élus de la majorité ont adoubé la deuxième vice-présidente, Françoise Laurent-Perrigot, pour lui succéder.

11h30 : le troisième tour s’achève. La candidate de la Gauche, Françoise Laurent-Perrigot est élue avec 22 voix  à l’issue du troisième tour de l’élection pour la présidence du conseil départemental du Gard. Le candidat du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, a récolté 3 voix ; 15 bulletins vides et 4 blancs.

Quelques réactions …

Françoise Dumas, députée La République en marche de la première circonscription du Gard : « Je félicite Françoise Laurent-Perrigot. Je sais qu’elle sera à la hauteur des enjeux de cette institution désormais renouvelée. Elle a l’expérience pour conduire ce département. Nous avons besoin de cette collectivité pour faire face aux crises que nous traversons. Plus que jamais la solidarité est une valeur à faire vivre dans notre territoire. Chaque fois que cela sera nécessaire et chaque fois qu’elle le souhaitera je serai à ses côtés pour soutenir l’action du conseil départemental du Gard.

Les six élus communistes du conseil départemental : « La majorité de Gauche rassemblée, unie, s’est montrée à la hauteur de l’enjeu. La Droite républicaine a, quant à elle dans le respect de ses valeurs, su résister aux trompettes embouchées par l’extrême-Droite. Nous apprécions aussi particulièrement le fait que, pour la 1ère fois dans notre département, une femme, en la personne de Françoise Laurent-Perrigot, accède à cette responsabilité. Nous allons donc poursuivre jusqu’à son terme le mandat qui nous a été confié par les électrices et électeurs en 2015. » 

Nicolas Meizonnet, président du groupe Rassemblement national au Département : « Nous avions une chance historique d’arracher le conseil départemental des griffes de la Gauche et de l’extrême-Gauche qui sévissent depuis toujours. Mais voilà, la Droite la plus bête du monde, qui pourtant était assurée d’être élue avec nos voix, a préféré présenter deux candidats afin de disperser les voix, puis les a retiré définitivement au second tour pour offrir la victoire à la Gauche. Cette stratégie qui frise le ridicule pourrait faire rire si elle était sans conséquence pour l’avenir de notre collectivité et ne constituait pas une immense trahison à l’égard des électeurs de cette Droite honteuse qui, à mon avis, ne leur pardonneront pas. Ils comprennent aujourd’hui que nous sommes la seule opposition crédible face à la Gauche et l’extrême-Gauche. Et puis, quelle humiliation pour Richard Tiberino… Franchement, comment a-t-il pu accepter cela ? » 

La fédération Parti socialiste du Gard : « Après avoir été élue première femme conseillère départementale en 1981 et étant la benjamine de l’assemblée départementale, les socialistes se réjouissent l’élection de Françoise Laurent-Perrigot, première femme élue à la tête du conseil départemental. Choisie par le groupe majoritaire socialiste et apparentés au Département, puis par les membres de l’assemblée départementale aujourd’hui, Françoise Laurent Perrigot est la nouvelle présidente qui saura, par son expérience et par le sens du compromis qui la caractérise, prolonger le travail engager par la majorité, mais aussi amener une touche féminine et une nouvelle vision dans la construction de l’avenir gardois avec toutes les forces de Gauche. » 

Catherine Bernié-Boissard, ancienne élue de la ville de Nîmes : « Le 27 novembre 2020 est à marquer d’une pierre blanche dans la politique gardoise. La manœuvre politicienne du R.N (ex-FN) a échoué. Les principes et les valeurs de la République ont gagné. Pour la première fois de son histoire, le Département porte à sa tête une élue : souhaitons que ce résultat ne soit pas une simple parenthèse. Il était temps que la modernité prenne sa place dans l’assemblée départementale. La Gauche s’est rassemblée dans sa diversité ; elle s’est unie ; elle peut continuer sur cette lancée positive, pour les prochaines Départementales comme pour les élections régionales de 2021. Félicitations ! »

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