La situation du Pays Viganais

Le 5 novembre 2020, le conseil communautaire du Pays Viganais a évoqué la situation du Pays viganais. Le 8 novembre un article concernant cet évènement cévenol a été publié par le Midi Libre dont voici l’extrait.

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 » Les finances du Pays viganais sont dans une situation très critique

Le conseil communautaire de ce jeudi 5 était consacré pour son premier point – le plus important – aux finances de la communauté de comnunes du Pays viganais. Les élus connaissaient déjà les grandes lignes mais le préfet, Didier Lauga, et le directeur départemental des finances publiques (DDIelp), Frédéric Guin en visioconférence, sont venus apporter les compléments nécessaires.

Dans le réseau national d’alerte depuis 2013

D’entrée, le président de la CCPY Régis Bayle a donné le ton. « On n’est pas là pour polémiquer, faire le procès de qui que ce soit, pour s’intéresser au passé, mais pour faire l’état des lieux avec un impératif  de  transparence « , pariant de « conditions éthique et morale » pour« avoir un discours de vérité pour nos compatriotes » .  » Notre souci n’est pas de polémiquer », a renchéri le préfet, « nous utilisons les don publiques connues qui relèvent du réseau national d’alerte ».

C’est Frédéric Guin qui s’est chargé de fournir les données comptables nécessaires à la bonne compréhension de la situation des finances de la CCPV. « Ces travaux réalisés ont été analysés dans le cadre du réseau national d’alerte« , un réseau qui répertorie dans un fichier les collectivités locales aux finances chancelantes.  La CCPV y figure depuis 2013. a rappelé le DDElp.

II ressort de ces données comptables publiques qu’a la fin 2019 « il y a un déséquilibre de la section de fonctionnement », que « la capacité d’autofinancement dc la CCPV a évolué négativement « . quelle est « insuffisante rembourser le capital des emprunts« .

Trésorerie insuffisante pour rembourser des prêts

Concernant l’évolution depuis début 2020.« nous n’avons pas de très bonnes nouvelles -, a annoncé Frédéric Guin  Le budget principal est en déficit global de 160 000 €, avec une baisse très importante (de 148 000 €) des dépenses d’équipements, une trésorerie positive d’environ 500 000 € mais insuffisante pour couvrir les principales échéances qui ont servi à l’achat de terrains pour la zone d’activités économiques La Plaine à Molières-Cavaillac.

L’une de 645 000 € en février 2012, l’autre de la même sommer en avril suivant. « Il faut nécessairement trouver des solutions » a indiqué Frédéric Guin « soit renégocier les prêts, soit trouver des ressources de la SAE. »

Ce rapport implacable n’a pas manqué de jeter un froid. « La situation est grave » a lancé Régis bayle, conscient que les marges de manoeuvre de la CCPV sont très réduites. D’autant que les élus sont prévenus que si la CCPV ne peut pas rembourser , elle ne peut plus emprunter et, par  effet de contagion, les communes qui la constituent non plus. car désormais les banques échaudées refusent d’accorder le moindre prêt à la CCPV.

Une belle résolution de quadrature du cercle en perspective pour les conseillers communautaires.

Des indices franchement négatifs

Jules Chamoux  (vice-président de la CCPV, délégué au finances) en a rajouté une louche à la suite des propos de Frédéric Guin.

La capacité de désendettement mesure grosso modo le nombre d’années nécessaire pour rembourser la dette en y consacrant toute son épargne. Au-delà de 12 ans, la collectivité est en zone d’alerte ; le seuil d’insolvabilité est fixé à 15 ans, soit la durée de vie moyenne des équipements et des emprunts souscrits pour les financer.

Or, en 2019, la capacité de désendettement de la CCPV était de 28 ans !

La dette par habitant est de 629 €. « sur du long terme (jusqu’en 2030), alors que la moyenne régionale est de 240 E par habitant.

Autre indice, les notes attribuées par l’agence France locale (la Banque des collectivités), qui classe sur une échelle de 1 (meilleure note) à 7 (note la plus dégradée) les finances des communautés de communes. En 2018, cette note était de 6,28 pour la CCPV, et de 6,39 en 2019. Sachant que la moyenne dans le Gard est de 4 et de 3.69 en France. »

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