Oui, non, ni oui ni non …

Le début de l’article est plutôt pédagogique, Quant à la fin ,,, vous verrez bien !

De la théorie à la réalité

Ne parlons ici que des votes pratiqués dans les collectivités territoriales (conseil municipal, communauté de communes, etc) par les élus. Souvent, un vote en conseil municipal a son histoire mais commençons par la méthode.

Qui vote ?

  • – Les présents
  • – les excusés avec procuration qui ont donné pourvoir à un élu présent de voter pour eux
  • – Les excusés sans procuration ne votent pas
  • – L es absents ne votent pas

Dans la forme, le vote est soit public ( à main levée) soit secret (par bulletin déposé dans une urne)

Quelles ont les différentes formes de votes:

  • le vote « pour » ; adoption du texte
  • le vote « contre » ; opposition à l’adoption du texte
  • l’abstention : le votant ne se prononce pas et ne participe pas au vote
  • le refus de vote : le votant marque son opposition au texte sans pour autant voter « contre »
  • le vote « blanc » ou « nul » : seulement dans le vote secret (bulletin sans mention écrite ou « gribouillé »)

Quand un texte est soumis au vote public,

comment se décompose le  résultat ?

  • – seuls sont pris en compte les votes « pour » et « contre »
  • – les votes « abstention » et « refus de vote » comptent pour du beurre (!)

Exemple :

Elus composant le Conseil : 20

  • présents et représentés (procuration)  le jour du vote: 15
  • excusés sans procuration: 3
  • absents : 2
  • votes exprimes : 12 (8 « pour » + 4 « contre »)
  • abstentions et refus de vote : 3
  • calcul de la majorité absolue : 12:2 + 1 soit 7

Il y a 8 « pour », le texte est adopté à la majorité absolue …

L’envers de l’endroit

Restons au niveau d’un conseil municipal. Les conseillers municipaux ont été élus pour administrer, gérer et veiller sur le bien commun que représente la commune en ne sacrifiant pas l’intérêt général aux intérêts particuliers. Pour cela, ils ont reçu mandat et sont tenus d’en rendre compte   à leurs électeurs.

Ainsi, chaque décision prise par le conseil municipal engage la commune toute entière. Ainsi, dans le cas du Vigan, 27 conseillers municipaux prennent des décisions qui engagent l’avenir proche et lointain de près de  4 000 citoyens (et plus).

Le niveau de vie, le bien vivre,le vivre ensemble pour ne parler que des grands axes supposent un engagement sans faille des élus et un sens de la responsabilité tant individuelle que collective.

C’est pourquoi, sur le plan de la déontologie, je ne comprends pas :

  • qu’un élu  soit absent sans même s’excuser
  • qu’un élu utilise une excuse pour échapper à une prise de décision
  • qu’un élu soit absent (excusé ou pas) de façon permanente sans que personne ne trouve à y redire
  • qu’un élu vote « abstention » quand il s’agit d’un engagement de la commune pour l’avenir et notamment des deniers publics
  • qu’un élu préfère la parlotte au travail au service de la communauté
  • qu’un élu utilise le non-dit comme outil politique
  • etc, etc ,,,

J’espère que la période qui vient sera l’occasion pour quelques un(e)s de relever la tête. Je me contenterai de « chroniquer », ayant largement dépassé l’âge de l’engagement opératif. Le spéculatif ne convient mieux  aujourd’hui !

A bientôt.

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