Un projet qui avance

Le comité de pilotage* du premier centre français d’interprétation des changements climatiques, qui prendra place dans l’observatoire du Mont Aigoual (plus haut sommet du Gard avec ses 1567 mètres), s’est réuni au début du mois de juillet pour valider les choix architecturaux d’un projet estimé à 3,5 millions.

Il est porté par la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires présidée par Martin Delord. Une partie de son territoire a été labélisée par l’UNESCO en 2011 au titre du « paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen ».

Le sommet du Mont Aigoual accueille le dernier observatoire météorologique de montagne habité en France. Confié au cabinet aixois Navecth architectes, le nouveau centre d’interprétation et ses expositions dédiées devraient ouvrir leurs portes au public en mai 2020.

Un espace d’exposition entièrement revu

La nouvelle exposition permanente traitera du changement climatique, avec des constats scientifiques, des interrogations sur les modifications des milieux et des modes de vie ainsi que sur les actions que peuvent engager les hommes et les femmes pour y faire face. L’Observatoire sera entièrement réaménagé avec notamment des cheminements intérieurs et extérieurs repensés pour offrir aux visiteurs une visite avec les outils numériques.

Un nouveau parcours muséographique sera conçu afin de faire comprendre concrètement aux visiteurs le phénomène du réchauffement climatique et ses multiples conséquences.

En appui des météorologues qui continueront à animer l’exposition, des outils innovants, interactifs et ludiques, adaptés à tous les publics, permettront de percevoir la réalité des changements en cours et à venir, de prendre conscience du rôle des activités humaines et de s’interroger sur les actions à entreprendre pour y faire face.

ne dimension environnementale soulignée

Ce projet de requalification touristique de l’Aigoual a retenu l’attention de l’ADEME pour la thématique « les collectivités s’adaptent déjà aux changements climatiques » et a été présenté, dans ce cadre, à la COP 21 en décembre 2015. A la suite de la présentation, le projet s’est vu attribuer une enveloppe de près de 500 000 € de la part du Ministère de l’Environnement (programme Territoire à Énergie Positive Pour la Croissance Verte).

Le Comité scientifique, présidé par Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue du Commissariat à l’Energie Atomique et membre du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, est composé des meilleurs spécialistes français du changement climatique. Il est en charge de l’élaboration du contenu de la visite. Les propos de l’exposition s’appuieront sur des constats validés scientifiquement afin de couper court aux arguments des climato-sceptiques

130 ans d’histoire

L’ouverture de l’Observatoire du mont Aigoual remonte à 1894, à l’initiative des Eaux et Forêts, afin d’assurer le suivi de l’importante opération de reboisement du massif de l’Aigoual mise en oeuvre à la fin du XIXe siècle. L’Observatoire permet, dès cette époque, de mesurer les données forestières, agricoles et météorologiques.

1912

En plus d’un siècle, l’Observatoire a connu de nombreux changements : première exposition sur la météorologie à partir de 1985, création d’un centre de test en conditions extrêmes en 1992, ouverture du musée météorologique en 1995, construction de la salle d’exposition temporaire et de conférences en 1999 et sa transformation aujourd’hui en centre sur le changement climatique.

L’Observatoire du Mont Aigoual accueille en moyenne 70 000 visiteurs par an et réalise un chiffre d’affaires annuel de 200 000 € par le biais de sa boutique. Le centre d’interprétation des changements climatiques permettra de mieux faire connaître ce lieu unique d’observation de plusieurs paysages comme les Alpes, le Mont Ventoux, la Méditerranée et les Pyrénées et d’améliorer ainsi son attractivité. L’objectif est d’augmenter la fréquentation du site de 20%.

Les partenaires et membres du comité de pilotage :

  • L’Etat • Météo-France
  • La Région Occitanie • Le Conseil départemental du Gard
  • Le Parc national des Cévennes • L’Office national des Forêts
  • L’Entente interdépartementale Causses et Cévennes
  • La Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires

 

Source : Martin Delord

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